dimanche 29 mai 2016

Dimanche 2 novembre 1997 : Ruisseau du Ponson - fermes de Penloup.

Navette avec deux voitures.

Encore une belle journée lumineuse.
De retour au ruisseau du Ponson, en fin de matinée, nous prenons plein nord à travers champs ; et nous rejoignons Louvenne, en bordure de la vallée du Suran.
Sur route, nous gagnons ensuite le hameau de Petit Croupet, un groupe de fermes, et nous cheminons parallè-lement à la route départementale 117. Un sentier bourbeux, parsemé de bouses de vaches et ombragé de haies, traverse une maigre pâture caillouteuse sur les flancs de la vallée. On s'arrête pour manger sur une pierre dans la pâture.

On descend ensuite à Gigny : petit village jurassien aujourd'hui bien oublié, au destin pourtant exceptionnel. L'abbaye de Gigny, fondée vers 890 par Bernon, a joui d'un prestige immense. Plus tard, avec six moines de Gigny et six de Baume-les-Messieurs, Bernon fonda l'abbaye de Cluny (sous la dépendance de Gigny). Cluny dépassera Gigny en influence, devenant la plus grande église de toute la chrétienté. Le centre du village a conservé l'aspect du bourg ancien, avec des maisons traditionnelles en pierres et couvertes en tuiles romaines entourant l'église.
Le GRP quitte le village à gauche de la fontaine sarrasine et s'élève par une ancienne voie romaine sur les flancs du plissement longitudinal. On laisse bientôt sur la gauche un chemin qui conduit au belvédère du Fays et à la grotte de la Baume, ancienne cavité fossile creusée dans les calcaires dont le porche domine la haute vallée du Suran.
Dans cette grotte se trouve le gisement paléolithique le plus important de l'est de la France et l'un des dix plus beaux gisements de cette époque actuellement connus dans le monde. Compris dans l'inventaire Natura 2000, cette grotte est aussi le refuge d'une colonie de chauves-souris : les minioptères de Schreibers. J'aurai l'occasion de m'y rendre plus tard.
Pour l'heure, nous restons sur le sentier de randonnée. Il franchit la crête, passe sur le versant est et descend doucement à flanc vers les fermes de Penloup, belles maisons en cours de rénovation, au milieu des « parcours ». Il est à peu près 15h. Nous y retrouvons une des voitures.

*****

1 commentaire:

  1. L'aurais-je cette occasion quand tant de pistes sont ouvertes ? Quand le déjà connu lui-même se renouvelle à chaque marche... Quand est tenace le désir d'être en l'eau - douce ou salée... Et que croît la curiosité lectrice ou relectrice... Polysémie & vies de ces textes...

    RépondreSupprimer