dimanche 29 mai 2016

Vendredi 23 avril 1993 : Pont-les-Moulins - Deluz.

Je suis réveillé à l’aube par le concert des oiseaux mais je me rendors. Plus tard, je bois mon café devant la tente et lève le camp.
Je rejoins Pont-les-Moulins. Personne ne bouge dans l’hôtel-restaurant. Le sentier grimpe brusquement par quelques marches derrière les bâtiments et s’élève en lacets sur un plateau. Il traverse des coupes à blanc dans une sapinière, aboutit près de la ferme du Bois Rodolphe puis longe une falaise. A partir d’un gros rocher en forme de champignon, le GR descend dans les gorges de l’Audeux. Il remonte le lit du torrent, en un parcours souvent glissant. Retrouvant la forêt, je me dirige vers Silley-Bléfond. Après le village, je rejoins la ligne de crête qui surplombe à nouveau le Doubs. Je passe devant les ruines d’un château ; j’arpente la crête sur deux kilomètres.
Ensuite, c’est la descente en lacets vers la vallée. Je rejoins le hameau de Ougney-le-Bas, franchis le Doubs et atteins Ougney-Douvot.
Ce village, au bord de la rivière, est à la pointe du combat contre le grand canal. Il est 13h30. Je m’arrête dans un petit restaurant pour y manger. Partout au mur, des photos de la vallée. C’est l’occasion de discuter avec les patrons.

Je reprends mon parcours, longe des jardins et monte en forêt. Je chemine maintenant parallèlement à la rive droite du Doubs d’un côté, et la RN 83 de l’autre. Par champs et taillis, je gagne Petit-Roulans. Ce hameau  est situé au pied de la montagne N-D d’Aigremont qui le sépare de la vallée du Doubs.
Après les habitations, je m’élève dans une pâture, longe une clôture et franchis des chicanes avant de serpenter en lisière d’un bois. Je grimpe alors brusquement au sommet de la montagne et je rejoins un chemin de croix (qui accède sur la gauche à la chapelle gothique N-D d’Aigremont). Le GR, lui, tourne à droite et va suivre les pittoresques falaises de Laissey sur 3,5 km. Le bord des falaises est escarpé, le sentier dangereux et irrégulier. Il se fraye un passage en montées et descentes fatigantes dans les rochers, et il atteint un belvédère qui domine un magnifique méandre du Doubs.
Je débouche alors dans une vaste prairie que je dévale à pic à travers une végétation arbustive. J’arrive à Deluz, dans la vallée du Doubs. Je m’assois à la terrasse d’un café en attendant le train.

A 18h53, je prends un train à la petite gare de Deluz pour Besançon, puis de là un train et un bus jusqu’à Lons-le-Saunier où m’attendra Viviane.

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