dimanche 29 mai 2016

Lundi 21 mars 1994 : Salins-les-Bains - reculée du Fer à Cheval.

Parvenu à Salins-les-Bains où Viviane m’a déposé, je commence à randonner à 9h30.
Passant sous le porche de l’hôtel de ville du XVIIIe siècle et traversant la Furieuse, je gravis par un étroit sentier l’autre versant de la vallée. Le temps est couvert. Je grimpe dans une végétation humide jusqu’au fort St André (608 m) : construit en 1674 par Vauban, c’est un bon exemple de l’architecture militaire du XVIIe siècle.
La pluie se met à tomber et j’entre en forêt. Après la traversée d’un pâturage, j’arpente maintenant un bois de buis, par un sentier étroit sur une ligne de crête. La pluie s’est transformée en brouillard, rehaussant l’odeur forte du buis qui s’exhale. Je passe près de l’aire d’envol des deltaplanes. Le temps est bouché : on ne voit rien.
Je sors du bois, longe une pâture sur un plateau : jonction avec le GR 59A. Je passe à proximité de la croix de Pretin et descends par une succession de lacets au village éponyme. Je poursuis par un chemin de terre vers l’ouest, traverse le bois Perrey. Une petite pluie fine tombe maintenant. Une cabane rudimentaire de chasseurs me sert d’abri pour casser la croûte.


Je rejoins un pont sur la voie ferrée Paris - Vallorbe. Depuis là, je domine Montigny-les-Arsures, village viticole. Le GR a atteint la bordure ouest du massif jurassien, le Revermont, qu’il va suivre jusque dans le département de l’Ain.
Gigantesque escalier, le Jura s’étage progressivement de la plaine de Bresse à l’ouest jusque vers les hautes chaînes à l’est. Le Revermont en est la première marche, entaillée de vallées, les reculées, larges et abruptes échancrures dues à l’érosion.
Je longe la voie ferrée et m’arrête un peu plus loin, à hauteur d’un réservoir. Le GR s’élève dans des prés-bois, redescend pour passer sous la voie ferrée et débouche dans les vignobles. Une table d’orientation domine Arbois. Au seuil d’une belle reculée sur la Cuisance, entourée de vignes, c’est une petite ville pittoresque.
A travers les vignes, je descends jusqu’au terrain de camping. Le GR va effectuer maintenant un long détour vers la reculée du Fer à Cheval. Quittant la ville, il traverse des vignes et gagne Mesnay. Il en sort pour monter vers un fond de vallée. Il revient par l’autre versant, traverse la départementale et monte vers le plateau, en longeant les falaises jusqu’au belvédère de Parençot. Le GR rejoint la voie ferrée Paris - Vallorbe qui passe ici sous de nombreux tunnels dans un site sauvage. Puis il descend dans le bois de la Côte Versée, par des chemins boueux à travers de nombreuses propriétés privées.
Je franchis la Cuisance à l’entrée des Planches-près-Arbois, petit village qui verrouille la reculée du Fer à Cheval. Je longe la Cuisance pour gagner le fond de la reculée, site humide d’éboulis. L’une des sources de la Cuisance y franchit en cascade un amoncellement de tufs. Je passe dans des éboulis glissants dominant la source et, sur l’autre rive, j’emprunte un chemin qui me ramène au village.
Il est 17h30. J’attends Viviane devant une chapelle jusqu’à la tombée de la nuit.

Comme elle tarde à venir, je marche dans la vallée jusqu’à Arbois où l’on se retrouve vers 19h30.

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